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15-12-2018
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Les problèmes de logement

Lorsque Monseigneur Dumont en 1876 installe le Collège au n°l de la rue du Spectacle - c'est toujours l'adresse officielle - c'est pour lui une implantation provisoire. Il a en vue, paraît-il, l'achat d'un terrain au faubourg de Tournai. Pour des raisons non éclaircies, le projet avorte. L'abbé Ghigny se trouve coincé dans l'ancien hôtel Le Tellier. C'est un hôtel de maître en forme de U adossé à la rue du Spectacle. La façade, bien connue des cartophiles athois, est le résultat d'un réaménagement d'une partie des dépendances de l'ancienne abbaye Notre-Dame du Refuge, vendue à la Révolution et dépecée par l'acquéreur et ses héritiers. Le bâtiment ne manque pas de charme mais n'est pas adapté aux nécessités de l'enseignement et encore moins à celles d'un internat qu'on ouvre pourtant dès 1877.

Un élève des tous débuts a griffonné de mémoire, quelques décennies plus tard, un plan du Collège tel qu'il l'avait connu. Pas d'échelle, proportions discutables, mais quelques indications sont fournies sur l'affectation des différents locaux. Les professeurs habitaient en front de rue. S'il y a deux mentions de chapelle, c'est parce qu'elle a voyagé ; elle n'eut pas moins de six emplacements. On n'y voit que trois classes dont l'une porte toujours le nom d'estaule à cause des souvenirs qu'on y trouvait d'un usage antérieur. La cour est pavée, un massif floral gêne les jeux. Le jardin devient vite très boueux. On va marauder les pommes du vicaire d'à côté ou tenir des réunions secrètes dans trois masures en ruine dans la ruelle des Arbalestriers. Notre témoin, externe, n'a malheureusement pas mentionné dortoir, réfectoire et cuisine.

Des aménagements sont rapidement indispensables, le nombre d'élèves passant de 19 en 1876 à 112 en 1881. La première série de grands travaux concernera l'aile Sud-Est (soit le côté de l'étude). Dès 80 on entreprend la construction de l'étude, avec classes à l'étage et dortoir au second. Le bâtiment achevé avant 1882 ne constitue qu'une moitié de l'étude actuelle. Il sera complété en 1887 d'une seconde partie avec une scène, que beaucoup ont encore connue. C'est aussi en 1887 qu'est achevée et bénite la chapelle, ainsi définitivement fixée.

En 1897, sous le principalat de l'abbé A. Walravens, le Collège franchit la ruelle des Arbalestriers et s'agrandit d'une aile perpendiculaire à la précédente, soit le réfectoire au-dessus duquel seront aménagées des chambres pour professeurs et rhétoriciens.

Pendant plus d'une trentaine d'années, il n'y aura pratiquement pas de modifications importantes. La nécessité ne s'en fait pas sentir, parce que le Collège est devenu locataire dès 1911 de l'ancienne Ecole des Frères c'est-à-dire des bâtiments, cours et jardins allant de la rue de Gand à la rue de la Station. Il en deviendra propriétaire en 1924.

La période des grands chantiers, dans l'histoire de Saint- Julien, mise à part celle de l'année 2000, se situe au début du principalat du chanoine Haustrate de 1931 à 1935. En effet, si l'on considère que la cour était à l'époque un rectangle presque régulier, ses quatre côtés ont été soit transformés, soit complètement reconstruits. L'abbé Delitte, économe (1921-1940) a suivi dans un petit cahier, dont l'un ou l'autre feuillet a malheureusement été arraché, l'évolution des tra-­ vaux, des débuts à la fin, y compris les surprises et incidents de parcours.

1. Aile Sud-Est (côté étude). Aménagement d'un deuxième niveau de dortoirs. Les travaux débutent le 20 juillet 1931 le jour même de la distribution des prix (les congés payés datent de 1936) par le démontage des alcôves et de la toiture. Imprévu : les murs existants s'avèrent n'être pas en état de supporter la nouvelle charpente métallique, d'où nécessité de les renforcer à l'Est et au Sud par des poutrelles en béton armé. Lourd contretemps. Et en plus la livraison de la charpente se fait avec quinze jours de retard. Le bâtiment, le plus grand du Collège à l'époque, restera découvert six semaines dont cinq jours sans pluie. Celle-ci s'est infiltrée jusqu'à la salle d'étude. Mais les dortoirs eux aussi auront dorénavant l'eau courante.

2. Aile Sud-Ouest (côté gare). La façade n'en était pas une. C'était le prolongement des classes 28 à 31 actuelles. Sur les photos anciennes, le rythme des fenêtres ceintrées paraît harmonieux. Mais ce prolongement ne comportait qu'un rez-de- chaussée. La démolition s'effectua au printemps 1932. La première pierre de la façade moderne fut posée le 11 juillet. Elle se trouve entre la porte principale et l'actuelle bibliothèque. Un message, pour les archéologues du futur, fut déposé sous cette première pierre, dans un bocal cacheté, contenant entre autres une liste complète du corps professoral, du personnel, des élèves, des sponsors. Le bâtiment fut sous toit en octobre. La bénédiction officielle eut lieu le 26 avril 1933.

3. Aile Nord-Est (Rue du Spectacle) et Nord-Ouest (Bassin de natation). Les travaux consistèrent d'abord en la démolition des bâtiments adjacents à l'école communale (bassin). Ce qui eut pour résultat de donner à la cour auparavant rectangulaire la forme d'un L. Dans l'espace libéré fut érigé un portique Hébert que certains anciens ont dû utiliser mais que beaucoup n'ont connu que comme vestige historique et rouillé d'une certaine conception de la gymnastique. C'est dans cette même tranche de travaux (1934-1935) que s'effectue une rénovation interne de l'aile rue du Spectacle et l'aménagement des cuisines sous la chapelle.

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