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13-12-2017
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La fondation du Collège St-Julien dans son contexte

carte postale

Le 18 juillet 1876, le catholique Courrier de la Dendre, rival épisodique quant à la parution, de l' Echo de la même Dendre annonçait presque timidement l'ouverture d'un nouveau Collège. Dix jours plus tard, le Principal tout neuf, l'abbé Emile Ghigny, adressait la circulai­re suivante aux chefs de famille de la ville d'Ath.

Ath, 29 juillet 1876 M........ " J'ai l'honneur de porter à votre connaissance qu'il est établi, à Ath, une nouvelle maison d'éducation, sous le nom de « collège ecclésiastique de St-Julien ». L'ouverture en aura lieu le 3 octobre prochain. Le local est situé, rue du Spectacle, ancien hôtel de M. le Notaire Le Tellier. Cet établissement patronné par sa Grandeur Monseigneur l'Evêque, et tenu par des ecclésiastiques du diocèse de Tournai, recevra les jeunes gens qui désirent commencer leurs humanités, où s'y préparer immédiatement. Il n'y aura qu'un externat, mais il pourra y être adjoint plus tard un inter­nat. Les cours seront pour cette année, une sixième latine et une classe prépa­ratoire. Les élèves feront les études et rempliront leurs devoirs religieux dans la maison, sous la surveillance des professeurs. Le minerval sera de 15 francs par trimestre. Les inscriptions pourront être prises, à partir du 15 août, au local de l'é­tablissement, le jeudi de chaque semaine. Comptant sur votre bienveillante sympathie, je vous prie, M... d'agréer l'hommage de ma considération distinguée et l'assurance de mon entier dévouement. " (Signé) L'abbé Em. Ghigny, Directeur.

L'appellation "Collège ecclésiastique de Saint-Julien" demande quelques commentaires. Le lien avec la paroisse est souligné, peut-être une manière de la part de l'évêché de remercier le militantisme du clergé local qui avait œuvré à la création d'un établissement pouvant concurrencer le Collège Royal de la ville d'Ath. Le Collège de Saint-Julien prendra très vite l'appellation "épiscopal" mais le "de" subsistera, avec éclipses, jusqu'en 1934. Mais comme chacun ne le sait pas, son patron est saint Joseph.

L'ouverture du Collège, à la date prévue, au lieu prévu, peut être interprété comme la fin ou la relance, c'est selon, d'une sorte de guerre scolaire qui durait, grosso modo, depuis l'indépendance de la Belgique.

Une petite remontée dans le temps. Sous l'Ancien Régime, comme bien d'autres villes du Hainaut, Binche, Chimay, Soignies, Enghien, pour ne citer que les petits calibres. Ath a « son » Collège. C'est même une institution vénérable puisqu'elle remonte au début du XVème siècle (imprécision volontaire pour ne pas entrer dans le débat sur la date) ; initialement appelée « Grande Ecole », puis «Ecole(s) latine(s)», puis « Collège », son statut est plus ou moins com­parable à celui des institutions d'autres villes. Le Régent (Principal) et les professeurs sont des prêtres séculiers, sur la nomination desquels l'Université de Louvain a droit de regard depuis 1662. Sinon au départ, au moins au XVIème siècle, les installations sont propriété de la Ville. En 1762, le Collège est adopté par l'Etat dans le cadre de la réforme de l'enseignement conçue sous l'impératrice Marie-Thérèse et cela sans beaucoup de remous. On ne revriendra pas ici sur le renom que cette institution a valu à la ville d'Ath pendant presque quatre siè­cles si ce n'est pour souligner que sa suppression sous le régime répu­blicain en 1794 a suscité bien des nostalgies tant du côté des autorités civiles qu'ecclésiastiques.

Dès 1802, l'autorité communale souhaite restaurer une insti­tution scolaire. A preuve une requête du maire d'Ath adressée au citoyen Préfet (du département de Jemappes) : "Quelques-uns des anciens professeurs du Collège de cette ville désirant y reprendre l'enseignement et ouvrir un cours d'humanité m'ont demandé de pouvoir disposer des salles ou classes dans lesquelles les leçons se donnaient ci-devant. J'ai accédé d'autant plus volontiers à leurs désirs qu'ils coïncidaient avec les miens."

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